Il a été jugé (ATF 118 II 392, 107 II 305, JT 1982 I 446) que dès l'instant où une action en modification d'un jugement de divorce portant sur le droit de visite avait été introduite, il n'était pas arbitraire d'en refuser momentanément l'exécution forcée. Ce qui est valable pour un droit de visite, fondé sur un jugement au fond entré en force, doit l'être à plus forte raison pour un droit de garde - dont l'exercice entraîne des conséquences beaucoup plus importantes pour les enfants - qui repose sur une ordonnance de mesures provisoires frappée d'opposition.