Il n'est pas contesté qu'à compter du 1er avril 1993, la recourante est au bénéfice d'une demi-rente AI (qui lui a certes été servie avec retard, voir D.113) de 495 francs par mois. Le dossier établit toutefois (D.104/6, 127) que dès juillet 1992, l'intimé n'a plus participé à l'entretien de sa fille, ce qu'il a implicitement confirmé dans son interrogatoire du 23 septembre 1994 (D.129). Certes, cet interrogatoire intervenait dans le cours de l'instruction de la procédure au fond, plutôt que dans celui de la nouvelle requête de mesures provisoires du mari.