B. Par mémoire du 2 mai 1994 adressé au Tribunal du district du Val-de-Travers, H. a demandé la constatation que le contrat de bail à ferme entre parties était résilié au 30 avril 1994, l'expulsion du fermier des terres qu'il continue d'exploiter illicitement et sa condamnation à une indemnité pour occupation illicite de 16 francs par jours. Le défendeur a conclu à l'irrecevabilité de la demande, subsidiairement à son rejet dans toutes ses conclusions et, reconventionnellement, à la constatation que les parties ont passé un nouveau contrat de bail à ferme pour 12 ans sur les terres déjà affermées jusqu'à présent pour un fermage annuel de 5'000 francs.