Il s'agirait en fait d'une stipulation pour autrui, qui permettrait à tous les travailleurs de réclamer l'application de la convention. Au surplus, il y aurait lieu de considérer que les clauses de la convention ont toujours été voulues par les parties comme régissant leurs relations de travail, fait qui au demeurant, bien qu'invoqué, n'a pas été traité dans le jugement. Le 4 mai 1995, D. a sollicité de la Cour de céans un complément d'instruction (art.425 CPCN), soit la production d'un procès-verbal dressé à l'occasion d'une autre procédure de prud'hommes tenue en avril 1995 dans le district de Boudry et aux termes duquel I. aurait déclaré que "tous ses ouvriers étaient soumis" à la CCT.