La pension de 1'200 francs par mois allouée à l'épouse par l'ordonnance de mesures provisoires du 3 juillet 1992 se fondait, en particulier, sur des ressources mensuelles de l'épouse de 1'240 francs par mois fondées sur une capacité de travail de 50 %, résultat d'un emploi à temps partiel, tout d'abord dans un établissement public, puis comme vendeuse, complété par des prestations de l'assurance chômage et le revenu tiré de la garde d'un enfant. Par décision du 17 avril 1994, l'épouse a été mise au bénéfice d'une rente ordinaire AI qui se monte à 989.50 dès le 1er janvier 1994, son degré d'invalidité étant fixé à 71 %. Dans l'ordonnance attaquée, le juge retient qu'en ne tenant