En effet, lors d'une audience d'instruction tenue le 14 septembre 1994, S. avait demandé qu'il soit fait appel à un expert afin de déterminer si des travaux avaient été effectués sur sa voiture et, le cas échéant, quelle sorte de travaux. Le président du tribunal avait alors émis des doutes sur la possibilité d'effectuer une expertise quatre ans après les travaux contestés, d'autant plus que, selon une lettre de la demanderesse du 7 mars 1994, la voiture avait été accidentée entre-temps. Néanmoins, il avait demandé à S. de déposer dans un délai de dix jours les questions qu'il entendait soumettre à un éventuel expert.