qui a pris l'initiative de l'achat de la voiture dans son intérêt personnel. Ainsi, si A.H. pouvait se rendre compte à la rigueur de la portée de ses actes, elle n'avait très vraisemblablement plus la faculté de résister de façon normale à sa gouvernante qui influençait sa volonté. Il y a lieu dès lors d'admettre que les intimés ont renversé, avec une très grande vraisemblance excluant tout doute sérieux, la présomption légale de discernement et que le contrat de vente et la lettre de change signés en juin 1988 par A.H. ne déploient aucun effet juridique.