Or pour fonder son jugement, le premier juge s'est basé sur plusieurs témoignages et principalement sur les constatations médicales du Dr M., lequel a clairement déclaré que les troubles mnésiques dont souffrait feue A.H. étaient susceptibles d'altérer sa capacité de discernement et de jugement en été 1988 déjà. Ainsi il n'est pas arbitraire de donner la préférence aux dires d'un médecin qui connaît bien l'intéressée, dans la mesure où il était son médecin traitant depuis février 1980, plutôt qu'à l'appréciation immédiate de simples témoins testamentaires, d'autant plus que la vérification de la capacité du disposant est moins exigeante lorsque, comme en l'espèce, les