Le Tribunal civil du district du Locle a rejeté la demande d'J. par un jugement daté du 1er décembre 1994, en retenant que feue A.H. n'avait plus la capacité de discernement à l'é- poque de la vente et que ses actes n'avaient dès lors aucun effet juridique, de sorte que le contrat de vente et la lettre de change devaient être tenus pour nuls. Pour fonder sa décision, l'autorité de première instance s'est basée sur les conclusions du docteur M. et sur plusieurs témoignages, dont ceux de Me Y. et de L.. D'autre part, le juge a estimé que la demanderesse n'avait pas allégué avoir droit à une quelconque réparation de son dommage fondée sur l'article 54 CO