Alléguant que son mari n'assumait plus comme auparavant son devoir d'entretien à l'égard d'elle-même et de leur fille, l'épouse a, par requête du 22 septembre 1994, saisi le juge des mesures protectrices de l'union conjugale en demandant l'autorisation de vivre séparée et la garde de V., ainsi que le versement, mensuellement et d'avance, d'une pension de 1'200 francs plus allocations familiales pour l'enfant et de 3'000 francs pour elle-même. A l'audience du 24 octobre 1994, le mari ne s'est pas opposé à la suspension de la vie commune et a acquiescé aux prétentions financières de sa femme à concurrence de pensions mensuelles de 1'000 francs chacune pour elle-même et l'enfant. B.