En août 1993, le mari a quitté le domicile conjugal pour nouer quelque temps plus tard une liaison de laquelle est né G., en septembre 1994. Alléguant que son mari n'assumait plus comme auparavant son devoir d'entretien à l'égard d'elle-même et de leur fille, l'épouse a, par requête du 22 septembre 1994, saisi le juge des mesures protectrices de l'union conjugale en demandant l'autorisation de vivre séparée et la garde de V., ainsi que le versement, mensuellement et d'avance, d'une pension de 1'200 francs plus allocations familiales pour l'enfant et de 3'000 francs pour elle-même.