C'est à juste titre que le tribunal de prud'hommes a apprécié globalement le comportement du recourant pour déterminer si la confiance était rompue entre les parties. Si les manquements imputés à celui-ci, pris séparément, ne présentaient pas chacun un caractère de gravité suffisant pour justifier une résiliation abrupte du contrat sans avertissement préalable, leur accumulation sur une période de quelques jours traduisait un état d'esprit incompatible avec la continuation des rapports de travail. Enfin, contrairement à l'avis du recourant, on ne peut soutenir que des relations de confiance existaient encore lors de l'entrevue du 18 janvier 1994 avec l'administrateur de l'intimée.