Le droit d’être entendu est de nature formelle, ce qui signifie que s’il est transgressé, la décision entreprise doit en principe être annulée sans égard à la question de savoir si son respect aurait conduit à une autre décision ; le vice peut cependant être réparé lorsque l’autorité de recours dispose du même pouvoir de cognition que l’autorité de première instance ou lorsque l’informalité n’est pas de nature à influer sur le jugement, soit lorsqu’on ne voit pas quelle influence la violation du droit d’être entendu a pu avoir sur la procédure ; le renvoi à l’autorité inférieure s’impose néanmoins en cas de violation particulièrement grave du droit d’être entendu (idem, n. 19 et 20 ad art.