A. La société X. SA est propriétaire des biens-fonds nos [1111] et [2222] du cadastre de Z. Par requête du 15 décembre 2015, elle a demandé la mise à ban de ces biens-fonds, en particulier pour le motif que des travaux d’aménagement avaient été entrepris dans le parc de la propriété et que les travaux se poursuivraient ensuite en ce qui concerne la rénovation du bâtiment. La mise à ban a été prononcée le 13 janvier 2016 par le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers, pour une durée indéterminée (ci-après : tribunal civil). B. a) Le 2 février 2016, un courriel a été adressé au tribunal civil.