En effet, les lettres de l'autorité fiscale française aux intimées, du 25 mars 2016, ne fixaient pas de délai à celles-ci pour produire des pièces, mais les invitaient seulement à prendre contact rapidement; elles mentionnaient que les services français savaient depuis juillet 2015 que les intimées détenaient des comptes à la banque X. SA. L'urgence, pour les intimées, de déposer des pièces auprès des autorités fiscales françaises n'était donc apparemment pas absolue, sous réserve d'autres circonstances qui ne résultent pas du dossier. Les intimées ont attendu jusqu'au 14 avril 2016 pour demander à X. SA de leur fournir les pièces relatives aux comptes.