Il ressort clairement du processus parlementaire neuchâtelois que la volonté du législateur cantonal était de permettre aux parties de se faire assister par des mandataires professionnellement qualifiés, représentants d'une organisation syndicale ou patronale, dans les litiges relevant du contrat de travail, ceci malgré la disparition programmée du Tribunal des prud'hommes et le fait que les causes de cette nature seraient jugées par le Tribunal civil. Cela résulte aussi bien du Rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil du 30 août 2010 sur l'objet 10.047, p. 4, cité par la recourante, que des débats devant le Grand Conseil, le représentant d'un groupe politique se disant expressément