Le but visé par les articles 30 et 38 aCL tend à éviter la création de décisions contradictoires et, plus encore, celle de situations irréversibles. En effet, si le prononcé fait l'objet, dans l'Etat d'origine, d'un recours, le reconnaître tel quel dans le second Etat est susceptible d'entraîner une divergence entre le prononcé finalement réformé et celui qui a été reconnu (Donzallaz, op. cit. § 4002, p. 848). Ces normes n'imposent pas un comportement déterminé à l'autorité concernée mais lui reconnaissent le droit de suspendre la cause en cas de recours ordinaire contre le prononcé au fond.