Enfin, il convient de relever que refuser l'octroi de l'assistance judiciaire pratiquement sept mois après qu'elle avait été demandée et une instruction pour le moins fouillée de la situation financière de la défenderesse, pour les motifs que l'on connaît, paraît contraire aux règles de la bonne foi en procédure (art.52 CPC), qui s'appliquent également au juge (Bohnet, CR-CPC, n.12 et 16ss ad art.52), et consacrer une violation du droit d'être entendue de la recourante. Le soin mis par le premier juge à obtenir des renseignements sur les ressources de la défenderesse pouvait légitimement donner à penser à cette dernière que seule cette question posait problème pour l'octroi de l'assistance