Envisager un abus de droit, pour refuser l'octroi de l'assistance judiciaire demandée dans des circonstances données, suppose en effet que le droit à l'assistance judiciaire ait été préalablement reconnu, alors que le refus pourrait aussi découler de la non-réalisation de l'une des conditions posées pour l'octroi de dite assistance. Les ressources financières du requérant pourraient par exemple être jugées suffisantes, non pas du fait de ses gains propres mais du fait qu'il serait en droit d'exiger l'intervention en sa faveur de son conjoint, tenu de l'assister selon les règles découlant des effets du mariage (art.159 CC).