Il ne faut pas conclure facilement à l'inutilité des débats, au risque sinon de désavantager les personnes non représentées pour lesquelles une prise de position écrite peut représenter un handicap. Il convient par ailleurs que les parties aient été informées à l'avance de la décision de renoncer aux débats de telle manière qu'elles puissent déposer d'éventuels titres supplémentaires et compléter leurs allégués. Elles doivent disposer du temps nécessaire pour se prononcer sur tout document ou prise de position versé au dossier (Bohnet, op. cit., n. 2 et 3 ad art. 256). Le droit d'être entendu est de nature formelle; sa violation entraîne l'annulation de la décision attaquée