Il n'en demeure pas moins que, pour pouvoir prononcer la faillite, le juge doit être convaincu de l'état de surendettement de la société (CR CO II, 2008, Henry Peter, n.6 ad art.725a, p.1150). Dans cette optique, il lui est de manière générale nécessaire de disposer du bilan intermédiaire établi avec l'estimation des actifs tant à leur valeur d'exploitation qu'à leur valeur de liquidation de manière à pouvoir déterminer si l'actif social est inférieur ou non aux fonds étrangers. En l'occurrence, le seul document probant est le bilan au 30 octobre 2010 duquel il semble difficile de déduire un surendettement.