Elle allègue que les derniers actes d'instruction ont été menés au début de l'année 2010 et il lui paraît ainsi douteux que la suspension décidée par le tribunal soit compatible avec le droit constitutionnel d'obtenir un jugement dans un délai raisonnable. Enfin, elle fait valoir que la décision de suspension lui donne l'impression que les autorités refusent de traiter cette affaire. Elle a en effet dû patienter près d'une année et demie depuis le dépôt de sa demande avant d'être citée en audience, à l'issue de laquelle lui est annoncée la suspension de ladite procédure jusqu'à droit connu sur le plan pénal alors que la procédure pénale est elle aussi bloquée depuis près de deux ans. J.