, elle fait valoir que les ex-époux vivaient en Suisse depuis plus de 20 ans, toutefois sous le régime de mesures protectrices de l'union conjugale prononcées à Neuchâtel en 2009, lorsque l'ex-mari a saisi un tribunal de Bosnie et Herzégovine d'une demande en divorce. Pareille démarche serait frauduleuse et n'aurait eu d'autre but que de priver l'ex-épouse d'une contribution d'entretien et du partage des avoirs LPP de l'ex-mari. Ces conséquences seraient contraires à l'ordre public suisse, ce qui aurait dû entraîner le rejet de la demande d'exequatur. C. Au terme de ses observations, l'intimé conclut au rejet du recours. C O N S I D E R A