Il convient cependant de faire preuve de réserve s'agissant de l'avis du médecin traitant d'un prévenu, car le statut d'expert peut être incompatible avec la relation de confiance qui se noue entre un médecin et un patient (RJN 7 II 227-228). b) En l'espèce, le premier juge a conclu à l'irresponsabilité de B. en se basant sur l'attestation du Dr. C. et d'un entretien téléphonique avec le Dr. V. . Ce dernier, qui avait pour but de permettre au juge de comprendre la gravité du trouble de B. , n'a pas de pouvoir probant suffisant, car il doit être assimilé à des renseignements que le premier juge aurait pu trouver dans la littérature médicale.