De surcroît il n'a pas examiné si la révocation du sursis assortissant une peine de vingt jours d'emprisonnement prononcée le 20 décembre 1994 ne suffirait pas à détourner dorénavant le recourant de la délinquance, quand bien même cet élément doit être pris en compte dans l'établissement du pronostic basé sur l'article 41 ch.1 CPS (ATF 116 IV 177). Selon la jurisprudence en effet, l'exécution d'une peine ferme et l'octroi du sursis à la nouvelle peine peuvent parfois, mieux que deux peines fermes, contribuer à l'amendement du condamné (ATF 116 IV 99; 107 IV 91; JT 1982 p.134; 104 196). Sur ce point, le pourvoi est également bien fondé.