La Cour de cassation pénale n'intervient que si le pronostic de la juridiction inférieure repose sur un raisonnement manifestement insoutenable. Lorsque le sursis a été refusé, la Cour n'a pas a dire s'il aurait pu être accordé, mais uniquement si en le refusant, le premier juge a excédé les limites de son pouvoir d'appréciation (RJN 1994 p.96; RJN 1991 p.65). Il est par ailleurs admis par la jurisprudence que le juge doit, lorsqu'il examine la question du sursis, se demander si l'exécution d'une peine antérieure serait de nature à permettre l'amendement du condamné (ATF 116 IV 177; RJN 1994 p.96; RJN 1991 p.65)