Son explication de l'accident (il aurait braqué pour éviter une piétonne traversant la chaussée) ne résiste pas à l'examen : l'existence de cette personne ne ressort pas du dossier et, même si ces déclarations étaient vraies, la police n'a relevé sur la chaussée aucune des traces de freinage brusque qu'aurait laissé tout conducteur cherchant à éviter en catastrophe un piéton. Au surplus, il faut rappeler que le recourant a quitté les lieux de l'accident et, réfugié dans son appartement, a refusé d'ouvrir sa porte à la police (dossier p.13), comportement difficilement compréhensible si le recourant avait été à jeun.