Il est donc arbitraire de considérer dans son contexte la phrase : "parce que je roulais à vive allure en ville du Locle" comme un aveu qui au surplus, ne correspond pas aux indices déjà recueillis et qui est en contradiction avec les déclarations du témoin et l'attitude des agents qui n'ont pas dénoncé l'excès de vitesse. 4. Il suit de ce qui précède que c'est arbitrairement que le premier juge a condamné le recourant. Le recours doit être admis et il y a lieu de casser le jugement rendu le 28 novembre 1996 par le Tribunal de police du district du Locle. Au sens de l'article 252 CPP, la Cour est en mesure de statuer elle-même.