A. L. a été condamné par la Cour d'assises, après cassation, à dix ans de réclusion dont à déduire 711 jours de détention préventive pour infractions graves à la loi fédérale sur les stupéfiants. B. L., qui exécute sa peine à la prison X., a sollicité un congé de quarante-huit heures dès le 5 février 1997, pour rendre visite à sa famille. Par la décision attaquée, la Commission de libération lui a accordé un congé de trente-six heures. Elle a motivé comme suit la différence de durée entre le congé sollicité et celui qui a été accordé : "La Commission estime qu'elle peut entrer en matière favorablement pour un congé de 36 heures et non de 48 heures comme demandé par le condamné.