Il observe qu'il n'a plus eu accès au sol suisse depuis le 4 juillet 1994, qu'on peut partir de la présomption que sa détention aurait déjà duré, au jour du pourvoi, trente-quatre mois, et plus de trente-sept mois au moment du jugement, que la procédure a subi des retards depuis l'audience du mois de janvier 1996, qu'il n'est pas certain que l'expert parviendra à déposer son rapport le 10 janvier 1997, dans le délai fixé par l'ordonnance du 24 octobre 1996. Il ajoute qu'il n'a pas accepté que le mandat d'arrêt soit levé pour une période de trois mois afin de lui permettre de participer aux recherches de l'expert, car il s'agissait là d'un piège qui aurait renversé le fardeau de la preuve,