Ce retrait de plainte intervenait dans le cadre de discussions que M. et S. avaient engagées dans le but de trouver un arrangement sur le plan civil, notamment en raison du fait que ce dernier avait contesté la validité des décisions prises lors de l'assemblée générale extraordinaire d'A. SA du 24 juin 1995, en ouvrant action devant la Ière Cour civile du Tribunal cantonal. Considérant que la poursuite pénale dirigée contre S. dépendait largement de l'issue de la procédure pendante devant le Tribunal cantonal, le Président du Tribunal de police du district de Boudry a suspendu la procédure pénale jusqu'à droit connu sur le procès civil, par ordonnance du 23 novembre 1995.