S'il est vrai qu'ils sont relativement élevés, ces frais n'apparaissent pas pour autant disproportionnés. La peine requise contre le recourant de cinq mois d'emprisonnement permet en effet de considérer que cette cause présentait une importance certaine. Enfin, il convient de rappeler que si la peine finalement infligée au recourant est légèrement réduite par rapport à celle requise, cela n'obligeait pas le premier juge de mettre une partie des frais à la charge de l'Etat (par analogie, RJN 1 II p. 26). Pour tous ces motifs, on ne saurait donc reprocher au premier juge d'avoir faussement appliqué l'article 89 CPP. 7.