Il s'agit là ni plus ni moins que de l'application du principe de la bonne foi (RJN 1994 p. 116, 117). Le recourant, à réception du rapport d'expertise, pouvait se douter que la prévention allait être étendue, et ne pouvait manquer de s'apercevoir des conditions de son extension, non seulement lors du premier interrogatoire du prévenu en février 1996, mais aussi à tout moment dans la suite de la procédure, par simple consultation du dossier. Enfin, comme le laisse clairement entendre l'article 242 CPP, seule est visée la violation des règles essentielles de la procédure de jugement, notamment parmi elles les garanties accordées aux parties.