Le jugement attaqué retient l'existence d'une pollution importante et la responsabilité pénale des deux recourants en se fondant sur le dossier et les débats. Il n'a jamais été affirmé, durant l'instruction, que les prévenus auraient rejeté à l'égout tous les déchets de l'entreprise sans prendre la moindre mesure pour éviter une pollution. La prévention porte sur des actes de pollution dus à des mesures dont l'insuffisance résulte du dossier. Le premier juge ne pouvait en aucun cas se fonder sur les affirmations unilatérales figurant dans les lettres des 22 février et 22 août 1991 de N..