Ces aveux ont été rédigés alors que F. n'était l'objet d'aucune pression. Au contraire, il les a certainement rédigés à tête reposée et après avoir mûrement réfléchi à ce qu'il allait écrire. Par la suite, il a donné une autre version selon laquelle il ne serait arrivé sur les lieux qu'après la police. Selon la jurisprudence, lorsqu'il est en présence de deux versions différentes et contradictoires des faits donnés par le prévenu, le juge doit en principe accorder la préférence à celle qui a été donnée alors que l'intéressé en ignorait les conséquences juridiques (RJN 1995, p.119). En l'espèce, l'aveu de F. est d'autant plus crédible