L'autorité judiciaire saisie d'une requête doit apprécier la pertinence des questions qui pourraient être posées au témoin dont l'audition est requise et, partant la nécessité de celle-ci pour contribuer à la découverte de la vérité. Il ne suffit ainsi pas qu'un condamné démontre qu'il n'a pas pu interroger un témoin à décharge, il faut encore qu'il rende vraisemblable que cette audition était nécessaire à la découverte de la vérité et que son refus a causé un préjudice aux droits de la défense (décision du 11.3.1982 de la Commission Européenne des Droits de l'Homme en l'affaire X. c/Suisse, Décisions et rapports 28/1982, p.131; ATF 103 Ia 490, JT 1979 IV 26; RJN 6 II 92). e)