Le prévenu est parti à vitesse normale, sachant qu'un danger potentiel en la proximité d'un pédalo, en sus occupé par de jeunes enfants" (jugement, p.6). On ne peut reprocher au prévenu d'être parti du moment qu'il était en droit de penser raisonnablement que le passage serait libre à son arrivée. Il devait, dès qu'il se trouvait à son poste de pilotage, se fier entièrement aux indications de la vigie pour tout obstacle qui pouvait se trouver sur la trajectoire qu'il ne pouvait voir. Tant que la vigie ne lui disait pas d'arrêter le bateau, il pouvait penser que sa manœuvre ne créait pas de danger. Il a ensuite réagi immédiatement lorsque la vigie lui a fait signe d'arrêter le bateau.