La solution choisie par le premier juge permet à R. d'exécuter la peine en semi-détention. Ainsi, la réinsertion du condamné ne sera pas compromise. Par ailleurs, il faut souligner que le recourant a été condamné pour avoir notamment abattu un chamois en juillet 1993, soit quelques mois à peine après sa précédente condamnation, le 12 février 1993. Enfin, subjectivement, le recourant, bien qu'il souffre de troubles du contrôle des impulsions, est à même, au moins partiellement, de contrôler son besoin compulsif de chasse (D I/157). Le fait qu'il a récidivé après sa dernière condamnation de 1993 constitue dès lors un élément supplémentaire en faveur de la révocation du sursis.