Le 9 septembre 1996, le condamné a demandé le relief de son jugement soutenant en bref qu'il avait oublié la date de l'audience et qu'il n'avait appris qu'en date du 5 septembre 1996 qu'il avait fait l'objet d'une condamnation ferme prononcée par défaut. Par décision du 22 octobre 1996, le président du Tribunal de police a rejeté cette requête estimant qu'elle était tardive vu que le condamné avait eu connaissance le samedi 24 ou le lundi 26 août 1996 du jugement rendu par défaut à son encontre et que partant, le délai de dix jours pour demander le relief était échu (art.216 CPP). B.