Le concours des infractions ajoute bien entendu à leur gravité, comme le fait que, dans la première affaire, le prévenu savait que sa victime était atteinte de schizophrénie (voir sa déclaration au juge d'instruction, D.41, ainsi que le rapport de l'hôpital psychiatrique de Perreux, du 23 mai 1996, au sujet de la plaignante, D.74). Certes, la responsabilité pénale du prévenu apparaît comme atténuée dans une certaine mesure, vu son trouble de la personnalité (instabilité émotionnelle, selon les termes de l'expert V., D.149), aggravé du traumatisme lié à la séropositivité et peut-être, comme facture desinhibant, d'une certaine ivresse.