Par ailleurs, il ne fait aucun doute qu'un danger d'utilisation illégale de ces objets existait au moment du jugement : durant l'instruction, le recourant a, à de nombreuses reprises, fait savoir qu'il n'entendait pas respecter la législation en vigueur, qualifiée de "injuste, bête, inutile et incompréhensible" (D.I/26, 123, 124, 125), passant aux actes en reprenant l'exploitation d'un établissement public illégal le lendemain d'une première perquisition par le juge d'instruction (D.I/62-63). Enfin, les antécédents du recourant, déjà condamné pour des faits analogues (D.I/24 et II/308), ne pouvaient qu'amener à la conclusion que la confiscation et la destruction des plaques litigieuses