Sanctionné par une peine privative de liberté de plus de trois mois au total, le cas du recourant ne pouvait en aucun cas être qualifié de peu de gravité (ATF 117 IV 99 c 3 a contrario). En révoquant le sursis dont était assortie la peine de 9 jours d'emprisonnement prononcée par le Président du Tribunal de police du district du Locle par jugement du 11 juin 1992, le premier juge n'est donc là encore pas tombé dans l'arbitraire. La décision du premier juge sur ce point paraît même logique au regard des considérants du jugement rendu par la Première chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne en date du 28 septembre 1995 (cons.