Il n'est pas impossible que la conclusion inverse aurait été retenue si le premier juge avait persisté à refuser au recourant d'administrer les preuves qu'il sollicitait. Comme le premier juge s'est finalement ravisé, cette question peut toutefois rester ouverte, de sorte que le grief du recourant à ce sujet est également mal fondé. 5. D'après la jurisprudence (ATF 105 IV 294, JT 1981 IV p. 72), le juge qui prononce une peine complémentaire n'est pas lié par les considérants du premier juge; il peut donc parfaitement refuser le sursis là où le précédent juge l'aurait accordé. C'est précisément ce qu'a fait en l'espèce le premier juge, sans qu'on puisse le lui reprocher. Le premier