Sur ce point, il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (SJ 1994, p. 541). 3. En l'espèce, le premier juge a pris la peine d'évaluer toutes les preuves qui lui ont été soumises. Dans la mesure où certaines de ces preuves divergeaient et se contredisaient même parfois, il lui a fallu de surcroît en examiner la pertinence et la force persuasive.