De même, le premier juge a expliqué que les témoignages des employés lui ont laissé le sentiment qu'ils n'étaient pas parfaitement libres. En retenant de façon motivée le témoignage de la femme du prévenu, plutôt que ceux des témoins à charge, le premier juge n'est pas tombé dans l'arbitraire. Il s'agit de faits quasiment invérifiables et le juge doit jouir d'un large pouvoir d'appréciation. Comme le relève Piquerez, l'examen de la suffisance de la preuve se fait selon des critères objectifs, mais la conviction du juge se base sur des éléments subjectifs constitués par l'impression d'ensemble qu'il reçoit durant la procédure (Piquerez, Précis de procédure pénale, no 1095, p.229).