Il est parti en outre du principe que la peine de 45 jours d'emprisonnement ferme requise par le Ministère public pour l'ivresse au volant commise le 23 août 1995 était proportionnée à la culpabilité de L. . Ce dernier, qui avait déjà été condamné le 10 juin 1991 à une peine de 30 jours d'emprisonnement ferme pour ivresse, avait en effet entrepris une course inutile alors qu'il était fortement sous l'influence de l'alcool (taux moyen de 2,33 % et minimum de 2,12 %) et s'était en plus comporté de manière inqualifiable avec les agents, au moment de son interpellation. Selon le premier juge, le sursis ne pouvait d'autre