En l'espèce, avec une témérité qu'on peut espérer involontaire, le recourant M. tente de faire croire que le procès-verbal d'audition du 24 septembre 1992 n'aurait pas été signé par lui, alors qu'il l'a signé sur chacune de ses deux pages, en présence de deux inspecteurs de la sûreté. Ce procès-verbal précisait : "Vous êtes entendu comme témoin à la demande de M. le juge d'instruction des Montagnes à La Chaux-de-Fonds qui a accordé l'entraide judiciaire à M. le juge informateur de l'arrondissement de la Côte qui instruit actuellement une enquête pénale pour abus de confiance commis au préjudice de la société X. à Nyon/VD en février 1990".