Le prévenu est allé jusqu'à inventer une histoire d'antiquaire genevois qui lui aurait vendu un lot de mouvements chrono 839.0. Si M. s'était cru en droit de voiler la vérité, il n'aurait pas ressenti le besoin d'étayer ses affirmations par des explications au demeurant incontrôlables (vague description d'un antiquaire anonyme, véhicule inconnu, ...). C'est dire qu'il avait conscience de commettre un faux témoignage qu'il a tenté de camoufler - avec succès la première fois - par des détails vraisemblables mais fallacieux. Il s'ensuit que M. a bel et bien eu une intention délictueuse et qu'il s'est rendu coupable, de faux témoignage au sens de l'art. 307 CPS" (considérant 2d).