Le prévenu a en effet introduit la facture en question dans la comptabilité de son entreprise afin d'expliquer un solde de 4'775 mouvements de montre qui ne se retrouvait pas dans les documents relatifs aux achats et ventes de ces pièces. Soupçonné de recel, J. a ainsi fait "fabriquer" une preuve mensongère de sa prétendue innocence. Peu importe que le prévenu ait agi dans le but de se justifier pour une faute qu'il n'avait pas commise, comme il le soutient. Il est également sans pertinence que le document n'ait en fait pas convaincu la police ni que celle-ci ait estimé devoir entendre comme témoin l'auteur de la déclaration écrite (ATF 102 IV 29 = JT 1977 IV 45).