Elle n'a pas posé de questions, car pour eux, ce n'était qu'un transfert de banque. Ils avaient confiance en leur beau-fils et celui-ci "ne m'a jamais dit qu'il utilisait la cédule pour garantir les comptes de son entreprise. Il disait qu'il ne fallait pas avoir peur, que ce n'était pas grave, que c'était un transfert de banque à banque" (D.54). Le plaignant n'a pas vu, en signant l'acte de nantissement, qu'il était question de R. SA. "Si je l'avais su, j'aurais refusé de signer". Le plaignant savait pourtant que son beau-fils avait trois fois demandé à son épouse qu'il aille signer le papier, "sinon il ne pourrait pas continuer ses affaires" (D.53).